Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 23:40
Par Alexandre Schiffer
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 23:30
La Philosophie d'Emmanuel Levinas

Editeur : PUF
Publication :15/5/2007

Ce livre opère une lecture transversale de l'oeuvre de Levinas afin de mettre en évidence la manière dont le penseur a profondément modifié, sur le plan conceptuel, l'approche des trois disciplines majeures de la philosophie : la métaphysique, l'esthétique et l'éthique. En ce qui concerne la métaphysique, le débat fondamental avec Heidegger est principalement abordé à travers la déstabilisation que Levinas fait subir, à l'intérieur d''Etre et Temps', à l'analytique du Dasein, dans l'examen des notions de monde, d'essence et d'existence, de transcendance, de triple structure du souci, de néant et d'angoisse, de l'être pour la mort. Cette critique de l'ontologie heideggérienne ouvre la pensée de Levinas sur un domaine qui a été peu analysé jusqu'à présent : l'esthétique. Celle-ci engage en particulier l'examen, sur le plan phénoménologique, du rapport à Sartre, Merleau-Ponty et Blanchot. Loin de frapper l'art du sceau du rejet, sinon du mépris, ainsi qu'on l'a parfois soutenu, c'est une véritable fonction ontologique que Levinas attribue à l'art, dès lors qu'il y perçoit, dans ce qu'il définit comme un entre-temps, la structure sensible de l'être. Son éthique, quant à elle, s'efforce de dépasser, via notamment les notions de visage, d'infini et de diachronie, mais en se référant à Bergson également, les catégories traditionnelles dans lesquelles le rapport à autrui a été pensé ou, plutôt, esquivé.
Par Alexandre Schiffer
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 23:23
Par Alexandre Schiffer
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 23:17
PHILOSOPHIE DU DANDYSME

Daniel Salvatore Schiffer

Paris: PUF, coll. "Intervention philosophique", 2008

ISBN : 978-2-13-056664-9

280 p.


Présentation de l'éditeur:

Au carrefour de la philosophie et de la littérature, cet ouvrage examine, dans une étude originale, les bases philosophiques et le contexte historique dans lesquels le dandysme est né, en étudiant en particulier l'oeuvre de Kierkegaard et celle de Nietzsche. Dans une dernière partie, sont analysés Baudelaire et Wilde, chantres du dandysme, dont l'attitude existentielle est ici perçue comme étant l'application, sur le plan poético-littéraire, des concepts philosophico-esthétiques développés dans les écrits de Kierkegaard et de Nietzsche. Car c'est bien à la croisée de la démarche de Kierkegaard et du projet nietzschéen que se situe le dandysme.
Par Alexandre Schiffer
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 23:15
Source: Le Nouvel Observateur

Deux cents ans après la naissance de Barbey d'Aurevilly, un essai de Daniel Schiffer intitulé «Philosophie du dandysme» rend hommage à cette révolte par l'élégance

«Le premier devoir de l'existence, c'est d'être aussi artificiel que possible», écrivait Oscar Wilde, prince des esthètes aux dires de Sartre. A ne pas confondre avec une creuse turlupinade à la Guitry. Car c'est bien à une caste hautaine entre toutes, à une aristocratie d'un genre nouveau, que renvoie le mot de dandy, surgit en Angleterre au siècle de Byron. Un essai de Daniel Schiffer, intitulé «Philosophie du dandysme», vient opportunément rappeler les tenants et aboutissants de ce jeu supérieur avec les apparences.

Dans la lignée du séducteur de Kierkegaard, le dandy est un être tragique en quête de situations jugées «intéressantes», seules à même de fournir un dérivatif au vide laissé par la mort de Dieu. Sa soumission aux règles strictes que lui seul fixe, sa capacité à forger ex nihilo son propre mythe et plus encore à se passer de toute approbation en feraient même, aux dires de l'auteur, un frère d'armes acceptable pour le surhomme nietzschéen. Hasard objectif, l'auteur d'«Ainsi parlait Zarathoustra» meurt la même année qu'Oscar Wilde.

Rien de fortuit en tout cas dans la célébration des grands sophistes grecs par l'auteur du «Portrait de Dorian Gray». Aphorismes, paradoxes décapants, ironie secrète, autant de façons de pervertir la logique ordinaire. Sophistiqué, au sens littéral du terme, le dandy ne se connaît pas de meilleur adversaire que la platitude bourgeoise, et cela depuis le narcissique Alcibiade, dandy athénien homologué par Baudelaire. Au-delà de la mise vestimentaire impeccable de rigueur dans cette confrérie, c'est bien la dextérité mentale qui est le seul vrai théâtre des opérations.

A la différence de la vérité, la beauté a le bon goût de se passer de justifications. Ainsi l'esthétique prend-elle pour le dandy le relais d'une vieille éthique judéo-chrétienne ébranlée comme arbitre ultime des comportements. Contrairement à l'«excentrique», celui-ci respecte encore les codes sociaux dont il se joue. Qu'il meure aliéné dans un hôpital misérable comme le cérébral et sublime Brummell, ou se défonce en mocassins Paul Smith comme le chanteur Pete Doherty aujourd'hui, il a le plus souvent partie liée avec la chute et la mort. Un dandy qui finit bien ne saurait tout à fait en être un, souligne à raison Schiffer.

DR
Oscar Wilde
«J'ai, parfois dans ma vie, été bien malheureux, écrivait Barbey d'Aurevilly, mais je n'ai jamais quitté mes gants blancs.» Never explain, never complain, comme disent les Anglais. Le dandy s'expose et risque gros, mais ne comparaît jamais. Loin du débraillé démocratique et de la sincérité bonnasse érigée en valeur, il garde son impassible hauteur et maintient que le naturel est toujours la plus fausse pose qui soit.
Par Alexandre Schiffer
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